Coup de foudre, excitation, promesses… puis lassitude.
Si vous avez déjà fait l’expérience de ce sentiment de frustration, rassurez-vous : vous n’êtes pas fous, juste dans un système pensé aimer vite, consommer vite, jeter vite. Quels sont les mécanismes visibles et invisibles à l’œuvre dans ce qui est de plus en plus perçu comme un piège émotionnel ? Éléments de réflexion.

L’industrie de la mode contemporaine fonctionne à flux tendu : nouvelles collections en continu, micro-tendances dictées par les réseaux sociaux, prix toujours plus bas. Le vêtement devient un réflexe, presque un « snack » émotionnel. On l’achète pour ce qu’il promet — un style, une version idéalisée de soi — plus que pour ce qu’il est réellement.
Mais une fois l’excitation passée, la magie s’évapore. Le vêtement n’a plus rien à raconter. Il n’est ni vraiment désiré, ni profondément choisi. La lassitude s’installe, parfois en quelques semaines. Car au fond, la fast fashion ne vend pas seulement des vêtements, elle vend de la dopamine. Le plaisir est immédiat, intense, et très court, à l’image des pièces pensées pour être remplacées rapidement. À force, notre rapport au vêtement se vide de sens. On accumule sans attachement, on range sans regarder, on se lasse sans comprendre pourquoi. Ce n’est pas le vêtement qui est « nul », c’est la relation qu’on nous a appris à entretenir avec lui. Qui n’a jamais lâché, devant sa penderie pleine à craquer : « Je n’ai plus rien à me mettre » ?

Alors, ça veut dire quoi, « aimer » un vêtement ?
Non, ce n’est pas juste le trouver joli sous un néon de cabine. C’est avoir envie de le porter encore et encore. C’est se sentir bien dedans, le connaître, l’assumer. C’est construire une histoire sur la durée, pas consommer un instant. Le regarder chaque fois comme pour la première fois… Et cette relation-là demande du temps, de l’attention, et un minimum de conscience. Tout l’inverse de l’achat compulsif.
La seconde main et la slow fashion proposent une autre temporalité. Acheter moins, mais mieux. Choisir un vêtement pour sa qualité, sa coupe, sa matière, son vécu. Un vêtement de seconde main a déjà fait ses preuves : s’il a duré, il peut encore durer.

C’est exactement la vision portée par Fringuette : remettre du sens entre le prix, la qualité et la valeur réelle des vêtements. Ici, pas de course aux tendances jetables mais une sélection réfléchie, pensée pour durer et être aimée longtemps. Dans cette logique, Fringuette a fait un choix fort : bannir certaines marques emblématiques (et problématiques) de la fast fashion, comme Shein. Pourquoi ? Parce que des prix ultra-bas sont rarement compatibles avec la qualité, la durabilité et des pratiques responsables et respectueuses de la dignité humaine. Résultat des courses : ces pièces ne sont ni proposées en boutique, ni disponibles sur fringuette.store. C’est un engagement assumé pour accompagner une consommation plus juste, plus cohérente, plus respectueuse, de vous comme du vêtement.

Se lasser vite de ses vêtements n’est pas une fatalité, c’est un signal. Celui d’un système qui confond désir et attachement. En ralentissant, en choisissant autrement, on réapprend à aimer. Et si on faisait le pari de s’aimer pour longtemps ?